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First man réalisé par Damien Chazelle

“One small step for man, one giant leap for mankind”. Il y a plus de 50 ans, l’astronaute Neil Armstrong posait son pied sur la lune : une histoire que le réalisateur de Lalaland, Whiplash et récemment Babylon, a voulu raconter dans son film First Man. Cette fois-ci, Damien Chazelle quitte la musique et les chorégraphies pour les coulisses de la NASA à la lune, en passant par la vie de famille de Neil Armstrong. Un biopic à la fois poignant, touchant et à couper le souffle. Je vous propose ainsi cette courte critique de First Man, réalisé par Damien Chazelle.


Synopsis

1961, Neil Armstrong est pilote de l’armée de l’air. En plus d'être jugé comme déconcentré sur les missions, ce dernier assiste à la mort de sa fille. Meurtri par cet événement, il s’engage dans le NASA et participe à huit ans d'entraînement, dans l’espoir de se relever et atteindre les étoiles.


Immersion dans les coulisses de la NASA.

Damien Chazelle ne manque pas de nous rappeler le contexte géopolitique de l’époque avec la rivalité et la conquête de l’espace entre les Etat-Unis et l’URSS. L'exécutif de la NASA est témoin au progrès de l’URSS, réaction : ces derniers misent alors sur l’impossible, envoyer le premier homme sur la lune. Bien évidemment, ce défi ne sera pas de tout repos et fera notamment l’objet de plusieurs décès à l’occasion de test et entraînement.


L’enjeu de cet objectif et ses tensions sont magnifiquement démontrés avec par exemple les plans intérieurs des missions de vol. On ne filme pas la fusée, on filme le pilote et ses peurs. Les films mettant en scène des avions ou bien de fusées ont souvent proposé un équilibre entre les plans intérieurs montrant les pilotes et les plans extérieurs avec en plan de coupe les fusées. Dans First Man, nous avons majoritairement du temps dans le cockpit avec les pilotes, leurs angoisses et leur sang froid.



Des plans larges sur les yeux des pilotes et le tableau de bord, des mouvements de caméra instable, l’immersion est totale et la tension palpable. Ainsi, on comprend que First man n’est pas seulement un film qui raconte les exploits de la NASA et de Neil Armstrong, nous sommes invités à vivre les angoisses, les succès et les échecs des héros.


Neil Armstrong : Héros et homme brisé

Neil Armstrong, premier homme à marcher sur la lune, héros américain et international. Derrière ces accomplissement, se trouve un homme brisé et meurtri en quête de salvation. Avant d’intégrer la NASA, Neil Armstrong perd sa fille. Touchée par une tumeur au cerveau, l’enfant ne survit pas et met la famille Armstrong en deuil.



Neil Armstrong peine à accepter la perte de sa fille et se renferme sur lui-même, devenant un père absent, distant et froid envers sa famille. Sa relation avec sa femme est marquée par le silence et ses enfants perçoivent un père dépourvu d'émotions. Par exemple, la veille de la mission Apollo 11, Neil Armstrong n'a pas prévu de dire au revoir à ses deux enfants. Sa femme lui rappelle alors son rôle de père et l'encourage à discuter avec eux. Cette conversation se déroule dans le calme, sans éclats face à l'idée d'un papa qui s'apprête à se rendre sur la lune.

On assiste ensuite à la fameuse scène de l'atterrissage et du premier pas sur la lune. Dans ce vide spatial et ce silence abyssal, Neil pense à sa fille. Orchestré par la musique composé par Justin Hurwitz, Crater nous offre une scène émouvante, dans laquelle Neil Armstrong dit enfin au revoir à sa fille, en jetant dans un cratère un bracelet de son enfant parti trop tôt.

Neil Armstrong aura emmené sa fille vers les étoiles, tandis qu’elle sera restée à ses côtés pour son plus grand exploit.





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