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Harakiri réalisé par Masaki Kobayashi

Dernière mise à jour : 8 oct. 2021

Un très bon film pour découvrir le cinéma japonais : Hara-kiri réalisé par Masaki Kobayashi. Le film retrace l’histoire du rônin Tsugomo, ayant pour ambition d’ôter sa propre vie par le hara-kiri : une cérémonie traditionnelle considérée comme un acte de bravoure, digne des samouraïs sous l’ère d’Edo.



Rônin par définition, Tsugomo n’a pas de maître, son clan ayant failli. Il recherche donc un clan de renom afin de faire son hara-kiri. Il toque ainsi à la porte du clan Li et demande de faire sa cérémonie chez eux. L’intendant du clan accepte, et lui offre l’opportunité de mourir en samouraï par un acte de bravoure. Arrivé au palais, Tsugomo raconte « l’histoire de sa vie » et explique pourquoi le destin l’a amené jusqu’aux portes du clan Li.


Tout d’abord, la film est d’une beauté éblouissante. La photographie du film est splendide, marqué par une symétrie respectée et beaucoup de plans d’ensemble dans lesquels les personnage interagissent entre eux avec une gestuelle figée. Figé et rigide, comme le code d’honneur des samouraïs basé sur une « brillante facette » selon Tsugomo. La pluie et le vent sont très présents dans le film qui sont parfois utilisés pour combler un vide dans le dialogue, ou bien pour rythmer un duel. « La brillante facette » est ici remise en question, qui par ailleurs est très caractéristique de la société japonaise moderne. On raconte même que les japonais porte 2 masques, un masque marqué par la politesse, et l’autre marqué par les sentiments humain propre à la personne.



Les sentiments humains sont ici redéfinis avec d’un côté le clan de Tsugomo, marqué par des personnages empathique vis-à-vis des leurs, fou de joie grâce à l’arrivé d’un nouveau-né, voire désespérés à cause d’une perte.

D’un autre côté, le clan Li : des personnages obsédés par le code de l’honneur, la gestuelle parfaite, les règles et la hiérarchie, et la réputation. Il n’y a pas de place pour les sentiments, la pitié et l’empathie.


Un personnage qui incarne très bien ces valeurs est le samouraï Modoko. Ce samourai n’a montré aucune pitié envers un rônin qui voulait se faire hara-kiri. Ce dernier demandait tout simplement quelque jours de repos avant de finir ses jours, mais Modoko refuse et lui ordonne de se faire hara-kiri le jour même. D’autre part, le rônin a un sabre en bois et ne peut donc s’ouvrir le ventre aisément. Il demande à ce qu’on lui prête un sabre tranchant pour se faire hara-ki mais Modoko refuse, voulant à tout prix suivre les règles et la tradition du hara-kiri. Modoko n’a à aucun moment montre un signe d’empathie ou de pitié. Il montre seulement sa « brillante facette » en tant que Samouraï et plus fine lame du clan Li.


Le personnage de Tsugomo est ici pour briser cette « brillante facette » et rendre cette politesse reniant les sentiments humains, absurde. Il se moque littéralement du code des samouraïs, des chignons que les samurais affectionnent tant pour l’honneur.



C’est un film que je recommande à 100% pour s’initier au cinéma japonais avec le réalisateur Masaki Kobayashi. Il a notamment réalisé le trilogie : La condition humaine qui selon les cinéphiles, sont les meilleurs film du réalisateur !

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