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Orange mécanique réalisé par Stanley Kubrick

Mardi 18 avril 2023, cinéma Pathé les Fauvettes : projection d’un film culte que je n’ai pas vu : Orange mécanique de Stanley Kubrick. Après avoir vu Full Metal Jacket, 2001 l'Odyssée de l’espace et The Shining, je ne pouvais pas passer à côté de cette reprojection ! Sans trop réfléchir et sans aucune idée du pitch du film, je réserve ma place pour découvrir l’un des nombreux chefs-d'œuvre de Stanley Kubrick.


Synopsis

Alex, 14 ans, est à la tête d’une petite bande de quatre. Ensemble, ils feront les 400 coups mais d’une violence inouïe. Pris la main dans le sac, il sera incarcéré pour ses crimes. Seulement, le ministre de l’Intérieur a un autre projet pour ce jeune détenu : devenir le cobaye d’une nouvelle expérience psychanalytique dans le but de diminuer le taux de criminalité.


Un récit subjectif violent

Sur un fond de Ludwig Van Beethoven, des déguisements et des masques dans la limite du ridicule, nous pourrions croire qu’on assistera à de simples farces d’adolescent., Toutefois : pas de canular téléphonique, pas de petit vol dans un supermarché, ni de blague à l’interphone. Nous parlons ici de viols, meurtres et agressions. Avec sadisme et satisfaction, Alex n’a qu’un seul moyen de s’exprimer clairement : être violent.


C’est un besoin et une envie que l’on saisit très aisément, dans la mesure où Stanley Kubrick nous offre premièrement un récit subjectif. Nous voyons le monde à travers les yeux d’Alex. Un monde sadique et sans pitié avec, au centre, un jeune homme violent aux paroles grandiloquentes. Tout est démesuré, les paroles comme les actes en passant par les décors futuristes colorés.



Dans ce cas de figure, la loi et le contrôle passent au second plan. Nous devenons alors victime des pulsions et des idées noir d’un homme fou. Premièrement, un pauvre SDF qui se fait tabasser par Alex et sa bande, sous leurs fous rires. Deuxièmement, un règlement de compte avec une autre bande. Puis un couple dont la femme se fait violer et le mari ligoté et tabassé. Enfin une vieille dame agressée à son domicile. Pour le spectateur, ces scènes font l'objet de l’indignation, mais pour Alex, nous restons dans le champ lexical de l'amusement. Une ambiance malaise sous les rires du protagoniste.


Un système dépassé.

Toutefois, la bande se retourne contre Alex et le piège dans l’optique de laisser le chef aux mains de la police. Piégé, Alex se retrouve arrêté juste après avoir agressé sa dernière victime. Nous arrivons alors à la deuxième partie du film dans laquelle une fois arrivé en prison nous ressentons autre chose que de l’indignation. Nous sommes cette fois sceptiques et pouvons comprendre l’absurdité du système présenté dans le film.



En passant par un système pénitentiaire protocolaire à souhait, on comprend de suite que la prison ne peut “guérir” Alex et sa folie. Sa peine ne le pousse pas à se remettre en question. Au contraire, ce dernier va plutôt jouer de sa ruse pour s'accaparer les compliments du prêtre. Ainsi, il va prétendre s’être tourné vers la bonté de Jésus pour trouver le droit chemin. Or tout ceci n’est que mensonge. La prison et les ateliers religieux ne sont que des obstacles sans fond à la liberté d’Alex.


Lorsque le ministre de l’intérieur rend visite à la prison, Alex y voit l’opportunité de sortir et de regoûter à sa liberté. Il se démarque alors prétendant d’être un jeune homme enthousiaste, prêt à devenir un homme meilleur. Intrigué par la prestation d’Alex, le ministre de l’intérieur le sélectionne pour une série d'expériences psychanalytique.


Un homme docile ou une marionnette facile à manipuler.

Lorsque la prison ou bien les séances de messe ne font aucun effet sur un fou sadique, quelles sont donc les mesures à prendre ? Et si la torture psychologique dans l’optique de rendre les victimes dociles étaient l’ultime solution?


Alex, jeune chef de bande tortionnaire, se retrouve alors victime de ce système, du renouveau du contrôle. Après plusieurs expériences, ce dernier devient allergique à la violence. Incapable de faire du mal à autrui, Alex deviens un pantin. Il devient ainsi inoffensif, mais pas par choix, mais par contrainte. Dans ce cas de figure, Alex n’est plus homme mais plutôt un chien savant, ou robot qui obéit aux contraintes de l’institution. Orange mécanique ou bien un détenu aux gestes robotiques. La violence est passée de l’homme à l'institution. Dans cette troisième partie, c’est le système qui guide le choix de chacun, en enlevant à tous notre humanité.



Stanley Kubrick nous aura ainsi présenté une œuvre complexe, malsaine, dérangeante dans l’optique de nous illustrer une violence inouïe sous plusieurs formes.


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